Choisir son troisième pilier

Paradmin1975

Choisir son troisième pilier

Les frontaliers et les immigrés travaillant en Suisse ont certainement déjà entendu parler du troisième pilier, l’un des trois piliers du système suisse des pensions. Outre la rente AVS de base et le deuxième pilier, le système de prévoyance suisse prévoit également la possibilité d’augmenter le montant disponible après la retraite par le biais d’un plan d’épargne privé, le troisième pilier. Il s’agit d’un compte à accès restreint qui permet de déduire la prime payée du revenu imposable. Dans quelle mesure cette possibilité peut-elle également intéresser les frontaliers ?

Pourquoi est-il dans l’intérêt d’un travailleur frontalier en Suisse de prendre un troisième pilier ?

Nous savons qu’à une date donnée, à 65 ans, lorsque nous prendrons notre retraite, nous pourrons compter sur la rente AVS, et nous savons aussi qu’en plus de cette rente, nous pourrons compter sur la rente du deuxième pilier. Mais ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que ces pensions ne dépassent pas 60 % de notre salaire actuel. Alors, que faisons-nous pour être prévoyants ? Vous devez penser à votre niveau de vie lorsque vous atteindrez l’âge de 65 ans si vous n’augmentez pas vous-même votre rente. La solution s’appelle le troisième pilier.

Le troisième pilier n’est donc rien de plus qu’une forme d’épargne ?

Il s’agit d’une forme d’épargne conçue spécifiquement pour me rapprocher du niveau de vie que j’avais lorsque j’ai pris ma retraite. Le troisième pilier sert à combler ce que l’on appelle l'”écart de pension”, terme utilisé pour définir la différence entre le salaire pendant le travail et les pensions sur lesquelles on peut compter au moment de la retraite. Probablement pas même avec le troisième pilier vous pouvez atteindre le salaire que vous gagniez avant, mais au moins vous pouvez vous rapprocher.

L’une des raisons de s’engager dans un troisième pilier est l’avantage fiscal, car vous pouvez déduire la prime du revenu lorsque vous déclarez…

Il est vrai que ceux qui entrent dans un troisième pilier ont également droit à un avantage fiscal. Mais ceux qui sont imposés à la source, comme la plupart des frontaliers, ne peuvent bénéficier de cet avantage que si 90% de leurs revenus sont réalisés en Suisse. Ce n’est pas le cas pour de nombreux frontaliers. Toutefois, nous pensons que l’avantage fiscal ne devrait pas être la principale raison de la conclusion d’un troisième pilier. Tout d’abord, nous vous recommandons d’effectuer une analyse approfondie de la situation au moment de la retraite. S’il s’avère que les pensions sur lesquelles vous pouvez compter ne vous permettent pas de continuer à vivre en paix comme avant, le troisième pilier est la conclusion logique. Un troisième pilier doit être élaboré parce que nous sommes convaincus que sans lui, lorsque nous prendrons notre retraite, il sera difficile de s’en sortir. Si vous pouvez également économiser sur les retenues d’impôt à la source, tant mieux.

Le troisième pilier intéresse-t-il également les frontaliers ?

Les frontaliers peuvent même en avoir plus besoin que les autres, et ce, pour deux raisons. Tout d’abord, ils ont souvent commencé à travailler en Suisse plus tard, ce qui les prive de plusieurs années de cotisation. Deuxièmement, de nombreuses personnes ont investi une partie du deuxième pilier dans la construction de la maison. Cela signifie qu’ils ne pourront pas recevoir une pension complète lorsqu’ils prendront leur retraite. C’est pourquoi nous disons qu’une analyse de la situation des pensions devrait être faite.

Quelles sont les autres prestations couvertes par les polices du troisième pilier ?

Un aspect important est qu’il permet d’atteindre l’objectif même si quelque chose devait arriver. En cas de décès, le capital est garanti et la famille, les héritiers, peuvent compter sur un capital qui leur permet, par exemple, de ne pas avoir à vendre la maison. Il en va de même en cas d’invalidité, car la prime est couverte par l’assurance dans ce cas. Vous pouvez donc également compter sur du capital à la retraite.

Alors que le deuxième pilier, qui est obligatoire, est soumis à des règles très strictes, le troisième pilier est présenté sous différentes variantes…

Quiconque entre dans un troisième pilier peut le choisir “lié” : dans ce cas, le capital n’est libéré qu’au moment de la retraite. En contrepartie, vous bénéficiez d’un avantage fiscal, car si vous remplissez les conditions mentionnées ci-dessus, vous pouvez déduire la prime et économiser sur la retenue d’impôt.

Si, par contre, vous n’avez pas le droit de déduire la prime, vous pouvez entrer dans un troisième pilier gratuit, qui vous permet de fixer librement la durée du plan, puis de percevoir le capital à la date souhaitée.

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